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"On n' a jamais que la liberté que l'on se donne"

Yangon – Myanmar

On arrive à Myanmar, il nous faut attraper un taxi pour rejoindre notre auberge en ville. Très organisé, il y a un bureau pour déterminer où nous voulons aller et de combien sera le trajet. J’entends les deux filles devant nous parler de la même auberge. Je leur demande donc à partager leur taxi, 3000 kyat par personne soit un peu moins de 3$ pour un trajet bien plus long que l’habituel trajet aéroport-centre ville.

Le temps d’admirer le paysage, peu de campagne, très urbain, une grande route pour accéder à YANGON.  Aucun  scooter, on voit finalement le panneau d’interdiction aux motos. Les hommes portent presque tous un longyi, un genre de jupe longue, comme les femmes d’ailleurs. Leur faciès, comme les thaïlandais, est beaucoup moins typé asiatique, leurs yeux sont à peine bridés et ressemblent plus à ceux des Indiens.

La chaleur que l’on redoutait est beaucoup moins pesante que nous pensions, la soirée à notre arrivée est même fraîche grâce à une petite brise très agréable.

Nous logeons au « four rivers hostel », endroit agréable pour rester sur Yangon. Nous allons explorer les environs sans s’aventurer trop loin, un marché habille les trottoirs de la rue, nous cherchons un restaurant. Non pas que la nourriture de rue ne paraisse pas appétissante, bien au contraire, mais pour éviter de commencer le voyage par une tourista. Un seul restaurant croise notre route, un restaurant japonais. Nous y retournons donc pour dîner, à notre grande surprise c’est un pur délice, nous mangeons plus qu’il ne le faut pour 5$ chacune… Parfait!

–  Le lendemain, réveil pour ne pas louper le breakfast, ça faisait longtemps que ça ne nous était pas arrivé. Une fois le breakfast terminé, nous commençons à regarder ce qu’il ne faut pas louper à Yangon. On commencera par la fameuse pagode en or Shwedagon, une fois arrivées là-bas, on nous invite à passer par la porte réservée aux étrangers. On paye les frais d’entrée, enlève nos chaussures et nous voilà à l’intérieur. La Pagode est très haute, à notre surprise peu de marche et à la place des escalators. Ça ne doit pas faire très longtemps que ce genre d’élément moderne occupe l’environnement des birmans. Vous les auriez vu, en train de réfléchir devant l’escalator quelle marche il devrait prendre comme si leur vie en dépendait. Une fois arrivées en haut, nous découvrons cette immense stupa de plusieurs mètres de hauteur tout en or. Au pied de la Stupa et tout autour de celle-ci des dizaines de Buddha dans des hôtels en or.  Beaucoup de temples sont parsemés tout autour de la Stupa.  Un carrelage recouvre tout cet espace, nous sommes bien entendu toujours pieds nus, et le soleil tape depuis déjà quelques heures dessus. Avant de s’y aventurer, nous pouvons observer que même les birmans courent sur le carrelage  et que certains d’entre eux nous font comprendre que c’est très chaud aujourd’hui. On met timidement un pied devant l’autre… aaaaahh!  C’est brûlant!  On se met à courir jusqu’à la prochaine zone d’ombre ! Les Birmans, toujours très souriants, s’amusent de nous voir ainsi souffrir, mais ils sont toutefois aussi sensibles que nous aux plaques de carrelages brûlantes, certains courent aussi ! Nous voilà rassurées !

Nous rencontrons deux Anglais qui nous parlent d’un tour gratuit de la ville à 16h, nous les rejoindrons donc pour y participer. Nous voilà avec un groupe, toutes nationalités confondues, parties pour 2h voir les bâtiments qui ont marqué l’histoire de Yangon. Beaucoup de bâtiments datent d’après la deuxième guerre mondiale, d’architecture coloniale. Pour la plupart, non restaurés, inhabités ou pas utilisés. Cependant ces bâtiments donnent un charme certain à la ville.

 –  On se lève tranquillement, nous allons essayer d’attraper le train qui fait le tour de la région de Yangon en 2h30. Nous ne sommes pas très loin d’une gare. Sur la route il fait déjà une chaleur à vous griller comme un poulet en moins de deux minutes. Les femmes birmanes sont toute équipées d’un parapluie qui leur sert de parasol. Elles ont clairement tout compris, ça leur protège mieux la tête, les épaules et une partie de leur corps, pendant que mon chapeau me couvre seulement les oreilles et le visage (et encore). Nous arrivons donc à une gare, difficile au premier abord d’identifier que c’est une gare, bon certes il y a les rails à côté mais bon… Nous prenons notre billet au petit guichet (au moins aucune chance de se tromper vu que c’est la seule chose qu’il y a dans cette “gare”). Les Birmans attendent le train, les gens traversent les rails, il faut dire qu’ils sont au même niveau que le quai. Je pense que rien n’a changé depuis des années. Le train de campagne arrive doucement, nous grimpons à l’intérieur, cherchons une place en parcourant les wagons. Tout le monde nous regarde, même si de plus en plus de touristes font la boucle en train, ils paraissent toujours intrigués par notre présence. On finit par s’arrêter près d’une porte d’un wagon, sans porte, des ouvertures de chaque côté du wagon permettent l’entrée des passagers même lorsque le train roule (du moins quand il roule lentement). Un petit papi, prof d’anglais retraité nous aborde, nous demande d’où nous venons, ce que l’on va faire à Myanmar. Aux petits soins, il nous cherche une place et nous fait cadeau de deux oranges. Puis une dame, avec un très bon anglais commence la discussion, elle travaille pour le gouvernement, d’où son bon niveau d’anglais. On discute et on apprend qu’elle a bien voyagé, elle nous donne des conseils sur Myanmar, nous recommande de ne pas manger la nourriture de rue pour notre bien. On est finalement plus à observer ce qui se passe dans le train que ce qu’il y a à voir dehors. Il faut dire que c’est tout aussi intéressant, des vendeurs en tous genres passent. Des femmes ont un grand plateau de fruits en général juché sur la tête. Des vendeurs de bétel passent, avec leur matériel accroché par une lanière autour du cou.  Ils enduisent une feuille de produit toxique blanc liquide, mettent un peu de tabac et deux morceaux de bétels. Ils plient le tout et hop monsieur met ça au fond de sa joue et mâchouille le tout.  On repère très vite les “mâchouilleurs” : ils ont les gencives rouge vif et les dents colorées par le bétel. C’est une drogue très répandue et certainement légale au vu de tous les vendeurs de rue. Cette drogue est très addictive, ce qui explique que plus de 50% de la population en mâchouille, et coûte très peu cher : 45 kyat le morceau soit 0,03 cts d’€uro. En plus de rendre dépendant, le bétel est très cancérigène, c’est pour ça qu’ils ne l’avalent pas. Mais leurs joues, leurs dents, leurs gencives et leurs gorges sont touchées. Vu qu’ils ne l’avalent pas, vous pouvez facilement imaginer l’état des trottoirs et des bords de routes. Nous sommes emmerdés par les mégots de cigarettes chez nous, ici ce sont les crachats rouges qui tachent les trottoirs.

Revenons au train, nous sommes passées par des endroits très pauvres, les gens vivent le long des rails dans des cabanes en bois qui ressemblent à celles du Cambodge.  Le peu de cours d’eau que nous avons vus était noirs de pollution et pleins de déchets. Les villes se développent mais on se rend bien compte que le pays est très pauvre. Peut-être même plus que le Laos et le Cambodge. Le tour est terminé, nous allons manger un bout et retournons à l’auberge. Nous partons à Bagan en bus de nuit à 20h, mais nous devons prendre le taxi à 17h car 2h de route nous en éloignent. Très étrange pour une station de bus.  Nous prenons le taxi avec Annelien et Carl qui partent aussi à Bagan, nous arrivons donc après deux heures de route, pour la plupart dans les bouchons, à ce qu’on appelle la station de bus.  C’est en fait une ville, c’est vraiment immense ! Il y a des centaines de bus éparpillés sur quelques kilomètres. On finit par trouver le notre. La dernière fois que nous avons pris un bus de nuit, c’était au Vietnam et c’était plus que confortable, on s’attendait un peu à la même chose. Mais le bus ne ressemble pas vraiment à ça, trois rangées de sièges plutôt confortables mais pas des couchettes.  La nuit fut bonne, c’est le principal.

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