Vintage Traveller

"On n' a jamais que la liberté que l'on se donne"

Thakhek – Kolgor Village – Laos

Nous partons vers 9h, rejoignons en tuktuk la station de bus avec un couple de Français déjà croisé auparavant, Estelle et Diego. Notre bus va arriver, surprise nous partons pour 10h de trajet (7h seulement si on est chanceux) avec un bus local… Nous ne nous attendions pas vraiment à ça… Pas de place en soute, je prends mon sac à l’intérieur. Il y a de la marchandise partout, dans les soutes, sur le toit, dans le bus… Il nous faut même enjamber une roue de tracteur pour accéder au fond du car… quelle histoire! Vous pensez bien que la clim était en option, il fait 40 degrés dehors, le bus s’arrête assez souvent, pour prendre des passagers…même s’il n’y a plus aucune place. Les gens s’installent sur des tabourets dans l’allée. Nous sommes sur les sièges du fond du car, 5 places, 7 personnes… On a presque l’impression d’être de retour au Cambodge. Heureusement ce n’est que provisoire. La chaleur est difficilement supportable, même en ne bougeant pas un cheveu nous dégoulinons. Les heures passent plutôt vite et les litres d’eau font de même, on s’interdit de regarder l’heure pour ne pas s’impatienter inutilement. Après 6h de route, on regarde l’heure… Top on est probablement presque arrivés ! En fait pas du tout, on s’arrête plusieurs fois et entre autres pour décharger les kilos de marchandises, de cartons perchés sur le bus, dans le bus et partout où une place s’y apprêtait. 10h plus tard, il fait nuit, nous arrivons à Thakek, trouvons un tuktuk et nous rendons avec Estelle et Diego directement à un hôtel. Il leur reste deux chambres pour Anaïs et moi : soit une chambre placard avec un lit une place et demie et pas de fenêtre, soit la chambre supérieure, un peu plus chère avec un lit king size, une fenêtre (wahou le luxe ^^), une salle de bain, la climatisation et même un frigo. La douche fut comme un cadeau du ciel après cette journée à tremper sur un siège en cuir. Une brise nous rafraîchit en soirée pour notre plus grand bonheur.

Pas de réveil aujourd’hui, nous sommes à Thakek juste pour atteindre le village nommé Kolgor où se trouve une grotte sombre de 7 km que nous traverserons. Seul problème pour s’y rendre : il y a un seul bus qui passe à 7h, mais après la journée de bus que nous avons vécue la veille, c’est hors de question. Estelle et Diego partent à la recherche de la fameuse station de bus, qui est en fait une station de gros tuktuk, ils nous trouvent un aller jusqu’au village, ce qui nécessite en général trois transports différents, donc parfait ! Nous partons à midi, nous sommes bien évidemment 4 blancs à l’arrière de ce tuktuk entourés d’une bonne dizaine de laotiens plus ou moins intrigués par notre présence. En face de nous, un petit bout de chou nous regarde, souriant, intrigué et gêné à la fois. Étant donné la proximité avec les gens et le fait que nous soyons en short, nous cachons nos jambes avec nos écharpes pour éviter les regards insistants sur celles-ci. Nous mettons donc 4h avant d’atteindre ce petit village, nous traversons plein d’autres petits villages, plus beaux les uns que les autres, nous rentrons dans les terres et le paysage est plutôt montagneux, de la roche noire, des champs de feuilles de tabac bien vertes à perte de vue, des habitations en bois, une sortie d’école avec des centaines de vélos de chaque côté de la route, des rizières parfois vertes, parfois asséchées. Le décor en vaut vraiment la peine. Arrivés là-bas nous faisons le tour des guesthouses afin d’obtenir le meilleur prix. Malgré le fait que nous soyons au milieu de nulle part, la grotte attire beaucoup de routards, et seulement des routards car le village est difficile d’accès. Nous croisons donc d’autres occidentaux à la recherche d’une Guesthouse.
Nous allons toutes les deux nous promener sur le bord de la rivière, village tellement typique avec les grandes maisons en bois, les gens sont partout dehors, les poules, coqs, poussins, chiens et chats courent partout.

La rivière est basse car nous sommes en saison sèche, les déchets sont jetés à tout va au bord des rivières, lorsque l’eau montera elle engloutira toutes ces saletés… quelle tristesse ! Ça n’empêche pas les villageois, petits comme grands de se laver dans la rivière, gel douche et shampooing à la main.

La nuit tombe, nous retournons donc à la Guesthouse retrouver Estelle et Diego pour aller dîner. 



Lendemain matin, après avoir lutté une partie de la nuit contre des punaises de lit pour ma part (oui encore, quel fléau!) et Anaïs contre ses gargouillis dans le ventre, nous allons petit déjeuner tous ensemble. La grotte est à 1 km à pied, nous nous y rendons donc tranquillement. Après avoir payé le droit d’entrée et le bateau, nous nous équipons de gilets de sauvetage et de lampes frontales. Nous grimpons dans la longue barque à moteur et c’est parti ! Il fait très noir et les lampes frontales sont vraiment nécessaires. Nous sommes au ras de l’eau, ça plus l’obscurité ce n’est pas très rassurant mais c’est amusant. A plusieurs reprises nous sortons du bateau car l’eau est trop basse ou pour passer quelques obstacles. Au bout de la grotte, on s’arrête, des mamas tissent (ou font au moins semblant) et vendent leurs tissus traditionnels. Je me tâte longuement à choisir un châle ou une jupe traditionnelle mais les prix m’arrêtent et je me résous à ne pas assouvir mes pulsions d’acheteuse compulsive. Nous repartons pour 7 km dans le sens contraire, toujours aussi agréable, seulement des petits rapides rocheux nous surprennent lorsque cette fois nous les passons dans le bateau, plus de peur que de mal le bateau ne prend pas l’eau! Ouf! 


La matinée étant passée et ne pouvant pas partir avant demain matin, nous passons l’après midi sur la terrasse de la Guesthouse. Les seuls bruits sont les rares tuktuk qui passent, quelques villageois en scooter, les coqs qui se cassent la gorge à toute heure et les poussins piaillant leur maman. La vue est splendide : les montagnes rocheuses noires, le champ de tabac, la hutte en bambou pour sécher les feuilles. On est bien! L’après midi passe au gré des rencontres. Pour le dîner, un colombien, deux indiens et une anglaise à vélo nous rejoignent. Nous avons trouvé notre “Bertrand” au féminin : partie de Londres, elle a traversé l’Europe et pris un avion pour rejoindre l’Asie du Sud est. Elle jongle entre le bus et le vélo. Très belle rencontre et impressionnée qu’une fille se lance dans la même expérience. 

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