Vintage Traveller

"On n' a jamais que la liberté que l'on se donne"

Phnom Penh -Cambodge

La route de Kampot à Phnom Penh mérite toute mon attention, habituellement la route m’aurait bercée. Cette fois, la grande route est une simple route de campagne, nous passons par des villages, plus pauvres les uns que les autres, peu de maisons en dur, beaucoup de maisons en bois. Certaines de plain-pied, d’autre à étage, mais seulement l’étage (un espace en trop) est fermé. Au rez-de-chaussée des colonnes qui abritent une cuisine et la pièce de vie j’imagine au vu de la chaleur qui ne permet pas de s’enfermer. Il est 11h, c’est la sortie des écoles. Pas de mal à s’en apercevoir vu le nombre de petits bouts en uniforme sur leurs vélos d’un côté ou de l’autre de la route. Certains des plus grands ont un scooter, mais la plupart sont à vélo et pour ceux qui n’ont pas de vélo, ils profitent du porte-bagage. On ne croise aucun bus, mais sur la route on voit beaucoup de mini-vans, de petits tracteurs, de vélos, scooters (mais pas autant qu’au Vietnam), quelques voitures, des touk-touk plutôt grands qui transportent facilement une dizaine de personnes. Pour finir pas mal de camions pleins de marchandises mais aussi des gens jonchés au-dessus de tout ça, qui profitent du camion pour faire de longues distances. Nous arrivons à Phnom Penh, plutôt pour ma part avec des a priori négatifs. Des voyageurs rencontrés auparavant ne m’ayant rien dit de positif sur cette ville, surtout du fait de l’insécurité. Pour en rajouter une couche j’ai lu sur le Cambodge en général et ce problème d’insécurité et de vols à l’arrachée revient constamment. Un peu la peur au ventre en arrivant à Phnom Penh donc, mais on oublie vite tout ça une fois arrivées dans la ville. L’entrée dans la ville se fait dans le chaos le plus total, il y a parfois 2 parfois 3 voies. Le minibus passe d’un côté, de l’autre, zigzague, pourvu qu’il ne s’arrête jamais… On fait plusieurs stops avant de finalement s’arrêter et nous nous apercevons que les chauffeurs de touk-touk courent après le minibus, la descente comme prévu n’est pas de tout repos. On nous demande où on va, d’où on vient, ce qu’on veut faire demain en un quart de seconde… On rejoint donc notre hôtel, Envoy Hostel, en touk touk vers 15h. On se rend vite compte qu’il y des monuments partout, plus beaux les uns que les autres. Des temples vraiment partout, top ! L’Auberge est plutôt bien placée et très agréable, très propre, on vous recommande carrément. On part à la découverte du quartier, sous une chaleur indescriptible. On marche sous ce cagnard avec rien dans le bide, notre petit déjeuner n’ayant pas été très consistant : une pastèque et un paquet de gâteaux. On cherche donc un endroit pour manger, non sans peine, car tout est vraiment cher et on a l’impression de se retrouver avec les fourchettes de prix européens. Affamées, on finit par s’y résoudre.

On commence à se diriger vers quelques monuments de la ville, lorsqu’une grosse voiture nous laisse passer en traversant une route (surprises, nous lui disons de passer quand même). Il se gare et commence à nous parler en français.  Un Franco-Cambodgien et Lorientais, qui vient de revenir aux sources depuis 1 an pour installer un bar-restaurant. Il nous invite à passer en soirée prendre un verre.

On continue notre balade dans les parcs du sud de Phnom Penh, beaucoup de gens y font leur sport malgré la chaleur toujours bien présente à 17h. On assiste à une fameuse séance d’aérobic en plein air. Marrant à regarder ! On finit notre balade tranquillement et décidons de passer au BKK, le bar où on nous a invitées un peu plus tôt dans la journée. Une fois devant, l’hésitation me prend, le bar a l’air d’un autre standing que celui de deux baroudeuses après une chaude journée… On s’installe tout de même sur la terrasse, Aone, le frère de Vibol, nous accueille, francophone lui aussi. Nous buvons quelques bières et sympathisons avec Aone qui s’installe avec nous. On en profite pour lui poser toutes nos questions sur le Cambodge : les loyers, le prix des énormes voitures, les taxes à 120% sur les voitures, la corruption de la police, s’il est là définitivement, l’âge moyen pour se marier, si les employés dorment sur leur lieu de travail… Après nous avoir offert notre dernière bière, nous rentrons, il nous demande si nous voulons rentrer en Rolls Royce. Il nous dit “Je négocie avec les gardes du corps, je les fais picoler ils vont vous ramener”. En fait deux ou trois hommes politiques étaient en salle VIP, les gardes du corps picolaient tranquillement en bas. Bien évidemment nous refusons, l’auberge est à deux pâtés de maisons, sinon un touk-touk aurait fait l’affaire. A chaque fois que nous marchons,  tous les 10 mètres (sans exagérer) ou que nous sortons d’un endroit, il y a toujours un petit “hello tuk tuk?” “Ok tuk-tuk?”, on finit par se foutre un peu d’eux en répétant “hello tuk tuk ” ^^ ils gardent le sourire, nous aussi et c’est bien le principal. Malgré le million de fois qu’ils doivent la sortir cette phrase dans la journée, ils gardent vraiment le sourire, ça fait plaisir.

Le lendemain on décide de partir visiter la ville à 9h pour éviter la chaleur mais loupé, c’est déjà difficilement supportable. On se rend au Palais Royal et à la Pagode d’argent, attraction phare de Phnom Penh mais nous n’avions pas pensé que nos jambes et épaules devaient être couvertes. On ira donc cette après-midi lorsqu’on sera repassées à l’auberge. Pour le moment nous continuons notre route vers le Musée National, bâtiment rouge magnifique, avec une cour intérieure de jardin, bassin à poisson et un Bouddha au milieu qui surveille tout ça. Très beau bâtiment et belles reliques de Bouddha.
Nous continuons vers le temple de Phom, perché sur une petite colline. En arrivant, une pancarte nous indique que seulement les étrangers doivent payer 1$ pour entrer. Pourquoi pas !

14h, nous avons eu le temps de bien nous restaurer dans un peut restau végétarien pas cher, le café Soleil, de s’habiller “correctement” pour nous rendre au palais. Une 10aine de bâtiments, la salle du trône, la Pagode d’argent, certains sont des temples, des tombeaux et certains de “simples monuments”, plus beaux les uns que les autres, les monuments et le style architectural est vraiment magnifique. Après une heure et demie à apprécier ce spectacle, manger une glace, faire un paquet de photos, nous voilà sur le bord des quais en direction du vieux marché.

On fait toujours attention à nos affaires et restons très attentives à ce qui se passe autour de nous, car les quais sont l’endroit de prédilection des vols à l’arrachée.  On s’arrête à mi-chemin se rafraîchir dans un bar, des enfants mendiants qui vendent des bracelets s’arrêtent à notre table, ils sont trop choux. Ça fait mal au cœur mais pas question d’entretenir ça en achetant un bracelet. Un petit garçon haut comme trois pommes, il avait 5 ans pas plus. Il commence à reluquer le Sprite d’Anaïs. Elle n’en a plus dans sa canette, il demande toutefois à boire. Anaïs remet de son verre dans la canette, d’une gorgée il avale tout, il semblait assoiffé. Je ne m’imagine pas passer des journées sous 40 degrés sans avoir accès à l’eau potable. On a envie de leur faire des gros câlins et les ramener avec nous, quelle tristesse ! Nous continuons donc notre route vers le marché qui ressemble un peu à ceux que nous avons vus au Vietnam mais encore plus crade dirons-nous ! Des poissons à même le sol, comme la viande, l’odeur y est assez dérangeante et les mouches s’en font un festin. La chose qui nous a le plus soulevé le cœur : des grenouilles (ou crapauds vu la taille), dépecées… vivantes !! On pouvait les voir respirer… l’horreur ! On trouve sans mal un “hellooo tuktuk”, le soleil s’est couché, retour à la casa !

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