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"On n' a jamais que la liberté que l'on se donne"

Paksé – Plateau de Boloven – Laos

Nous arrivons à Paksé, cette fois nous n’avons pas réservé d’hôtel par avance. Une habitude que nous allons prendre pour le Laos. Mieux vaut demander sur place et vérifier l’état de la chambre. C’est ce que nous faisons donc, la première Guesthouse que nous trouvons est nickel. Nous nous arrêtons donc là pour la nuit. Nous devons organiser la journée de demain car nous voulons explorer le plateau des Bolovens. Un belge loue des scooters et propose une réunion pour nous informer de tout ce qu’il y a à faire sur le plateau, nous nous y joignons. Toutes les informations en main, nous partirons donc demain matin pour 2 jours sur le plateau.

Nous récupérons le scooter, et partons vers le plateau. Les règles de conduite me paraissent encore bien aléatoires, à chaque intersection, c’est à dire tous les 10 mètres, la priorité se fait à celui qui force le plus. Au loin je vois deux corps rouler sur le sol, je ne comprends pas tout de suite, j’aperçois ensuite le scooter glisser au sol, un accident vient d’avoir lieu. Je passe donc très doucement à côté d’eux, leurs casques se sont décrochés (à moins qu’ils n’en avaient pas du tout) la passagère est au sol, le conducteur la relève, elle a la tête en sang. Ça nous refroidit bien pour le départ.   Nous faisons une centaine de kilomètres dans la journée, allons voir deux cascades. Anaïs fait son baptême de scooter, et pas des moindres… 20 km de piste. On se relaie donc sur la route, ce qui est plus agréable. Nous arrivons à Tad Lo, une grande cascade, où les gens peuvent se baigner, des restaurants et des Guesthouses autour. Nous passerons la nuit ici, chez Mama Pap, dortoir de matelas au sol à l’étage,  maison familiale laotienne, salle de bain rudimentaire.  Tad Lo est une très belle cascade, un bel espace de bassins naturels, mais ce qu’on veut voir c’est le bain des éléphants. Deux éléphants sont disponibles la journée pour faire des tours autour de la cascade. Le soir, il faut donc qu’ils prennent leur bain dans les bassins au-dessus de la cascade. Leur bain a lieu vers 18h à la tombée de la nuit, un beau spectacle (qui n’en est pas un), nous sommes seulement une dizaine à apprécier. Top ! Leur dresseur (ou maître) est grimpé dessus, tout habillé en équilibre sur l’éléphant qui se met le corps sous l’eau, se relève puis se met même entièrement sous l’eau et son maître le frotte. Ils n’ont pas l’air malheureux et ça fait plaisir à voir. Une fois les éléphants nettoyés, une des éléphantes est très câlins, nous dit le propriétaire, je m’approche donc timidement, la masse devant moi ne me laisse pas indifférente. Je caresse sa trompe, surprise de toucher une peau très dure et avec des poils plutôt épais qui se battent en duel.

La nuit est tombée nous retraversons donc la cascade, et ses ponts en bois et bambou qui me laissent penser qu’une chute peut se faire rapidement. Nous allons dîner dans un petit restaurant en nous assurant qu’il n’est pas plus de 21h (heure où presque tous les restaurants arrêtent de servir). Nous recroisons Jérémie rencontré plus tôt aux 4000 îles qui est accompagné de Nicolas, un Toulousain. Nous passons une soirée en bonne compagnie. Mais demain, plus d’une centaine de kilomètres nous attendent. N’ayant pas vraiment mangé depuis plusieurs jours, ayant une bonne gastro, ce soir j’ai faim et je me fais plaisir. Malheureusement, mon corps n’était pas prêt et une fois de plus mon dîner a fini dans les toilettes, enfin le trou qui faisait office de toilettes au milieu des conteneurs d’eau pour se laver.

Ce matin nous partons vers une ferme de soie et de thé. On découvre comment ils produisent des bobines de soie grâce à l’élevage de vers à soie. On découvre comment les feuilles de thé sont préparées et distillées, on goûte un de leurs thés à base de mûres, des sacha inchi (noix d’Amérique du nord), des algues sèches sources de protéines… Ils nous parlent de leurs projets de barres protéinées pour enrailler la malnutrition des enfants, un beau projet. Nous continuons notre route vers de magnifiques cascades, Tad Yuang, des mètres de chutes où l’on peut se rafraîchir et Tad Champee, où nous pouvons passer derrière la cascade. Cette fois je me décide à profiter de l’eau fraîche et du massage offert par l’eau tombant de la cascade. Nous finissons par Tad Fane, nous ne pouvons pas descendre en bas de la cascade, ce sont des chutes qui font des centaines de mètres et nous n’en voyons pas la fin. La nuit tombe, nous rentrons à Paksé pour y passer la nuit.

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