Vintage Traveller

"On n' a jamais que la liberté que l'on se donne"

Mandalay – Myanmar

Nous arrivons à Mandalay vers 4h du matin. Le festival de l’eau commence dans quelques jours et nous avons bon espoir de traverser la frontière de la Thaïlande pour nous rendre à Chiang Mai. On nous avait dit qu’il fallait tous réserver au plus tôt car les bus seraient complets et les hôtels aussi mais nous n’avons rien fait de tout ça. Nous arrivons les mains dans les poches à Mandalay avec un bel objectif pour une heure si matinale: trouver notre bus pour la frontière “Myawaddy”. Le problème à Myanmar c’est que les agences de voyages ou hôtels ne sont capables de vendre des billets de bus qu’au départ de la ville où l’on se trouve. Donc nous voilà en quête d’un bus, un petit jeune homme birman parlant bien anglais nous prend sous son aile. Nous faisons toutes les agences de la station de bus, après une heure nous n’avons toujours pas trouvé de bus, tous complets. La seule option serait de retourner à Yangon. En tous cas il nous faut une connexion internet. Je demande au petit jeune homme s’il peut nous emmener dans un café où il y a la wifi et il nous propose de nous emmener directement dans un hôtel où nous pourrons faire le check-in tout de suite, profiter de la chambre et donc d’internet. Parfait pour nous ! Nous nous installons dans la chambre et nous rendormons jusqu’à 8h. Il faudrait que nous trouvions un vol de Yangon pour Phuket. Le nouveau plan serait de rejoindre Laure et Iker qui y seront au même moment.

Nous petit-déjeunons vers 8h et la chaleur est déjà très pesante, il fait déjà 35 degrés. On est dimanche, c’est le début des vacances publiques (les seules de l’année) et il faut absolument que l’on trouve une agence de voyage pour acheter nos billets d’avion.  Évidemment on trouve plutôt des agences fermées qu’ouvertes. Une seule est ouverte et nous conseille finalement d’aller directement à l’agence d’Air Asia. Nous la cherchons donc, un birman en vélo-tuktuk nous propose de nous y emmener pour 3 fois rien. Le pauvre sous ce cagnard il galère comme il n’y a pas. Air Asia est bien ouverte, quelle chance ! On réserve nos billets de Yangon à Phuket pour le 14 avril. On vivra donc le water festival à Yangon.

On déjeune et on prend ensuite un taxi en milieu d’après-midi pour aller sur le point U bein, un pont d’1,2 km en bois (hyper rassurant). Le pont est plein de locaux, très peu d’occidentaux, l’endroit est parfait semble-t-il pour le coucher de soleil. Plein de gens veulent nous prendre en photo, comme ça arrive parfois, c’est drôle au début mais pour finir je refuse. On a l’impression d’être l’attraction, même s’il n’y a rien de méchant.

Finalement le coucher de soleil n’est pas au rendez-vous mais ça valait le coup de venir.

Toujours à Mandalay, la chaleur est tellement insupportable qu’on ne sort pas de l’hôtel avant que Laure nous rejoigne pour aller déjeuner.  On part ensemble voir le marché de Zegyo. Peu de choses sont ouvertes à cause des vacances mais ça paraît vraiment énorme et une fois sorties du marché couvert, le marché continue sur plusieurs rues aux alentours.  Nous montons à l’arrière d’une camionnette pour aller déjeuner à l’autre bout de la ville. Nous allons ensuite visiter les stupa et pagodes de Mandalay, ainsi qu’un impressionnant monastère en bois. Pour finir coucher de soleil en haut de la colline, après 1700 marches. La vue en vaut le coup. Un moine d’une 30aine d’années vient à notre rencontre pour discuter. Comme il a l’air ouvert et que ça fait longtemps que je me pose ces questions je lui demande s’il y a des choses qui lui sont formellement interdites de faire en tant que moine. Il nous explique qu’il y a 167 règles qu’ils peuvent confesser mais 4 peuvent les radier de la communauté monastique. Ils n’ont pas le droit d’avoir des rapports sexuels, avec quelque être vivant que ce soit, même la masturbation est interdite, ensuite ils n’ont pas le droit de porter atteinte à la vie d’un être vivant, ils n’ont pas le droit de mentir ni de prétendre être quelqu’un qu’ils ne sont pas et enfin ils ne peuvent pas éprouver d’attachement au matériel ou à quoi que ce soit. Le moine a de l’humour et est heureux dans sa vie, ça fait plaisir à voir. Je lui demande s’il a le droit de toucher une femme et il nous dit bien sûr je peux vous toucher tant que je ne le désire pas. Nous devons écourter notre conversation pour ne pas louper notre bus. Il nous sert chaleureusement la main et pour finir nous demande de prendre un selfie (très comique), ce que nous acceptons bien sûr.

 Nous dînons et rentrons à l’hôtel pour attendre le taxi. Je vois le réceptionniste s’agiter et j’ai l’impression qu’il y a un problème avec le taxi. Pas loupé, le taxi ne viendra pas, solution de secours : deux motos taxi… avec nos sacs ! Bon pas le choix ! Ils prennent chacun nos sacs entre leurs jambes, on grimpe chacune derrière notre taxi moto et c’est parti. Loin d’être rassurant les carrefours n’ont pas de feu ni de signalisation, le plus fort passe, ce qui donne des croisements on ne peut plus dangereux. J’essaye de me dire qu’il sait ce qu’il fait et qu’il n’y a pas de risques. Mais on serre les fesses chacune de notre côté en repérant que l’on se suit bien. Ça prend bien une grosse demi – heure pour arriver à notre bus. Que d’émotions ! Nous voilà dans le bus de nuit jusqu’à 6h demain matin. Bus tout confort avec écran personnel pour regarder des films comme dans les avions. Du coup on dort bien moins que d’habitude, trop occupées devant nos films.

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