Vintage Traveller

"On n' a jamais que la liberté que l'on se donne"

Luang Prabang – Laos

La route Vang Vieng à Luang Prabang n’est pas de tout repos pour Anaïs, assise devant pour éviter d’être malade sauf que son assise est en bois et qu’elle n’a nulle part où s’accrocher.  Pendant ce temps, je suis derrière, plutôt confortable, la route me berce et je dors presque tout le trajet. Trois jeunes Laotiens sont avec nous dans le mini-van. L’un d’entre eux est malade, je l’entends vomir… Trop tard ! En sortant du mini-van deux passagers dont Anaïs se rendent compte que leurs sacs ont été victimes du jet de vomi… pas de chance 🙁 !

Nous demandons à être déposées à la Jaliya Guesthouse car Estelle et Diego y ont posé leurs bagages. La chambre n’est pas chère, paraît propre… Sauf qu’au bout de quelques minutes assises sur le lit on se rend vite compte que l’ont se fait piquer aux jambes. Pourtant nous ne voyons pas de bêtes, sûrement des puces. Nous enlevons les couvertures et dormirons dans nos duvets.  Il est seulement 15h, nous partons donc à la découverte de Luang Prabang, ses ruelles fleuries, ses parcs, ses 36 temples, son architecture coloniale et colorée, ses boulangeries, ses quais au bord du Mékong, son marché de nuit… La ville est vraiment agréable, on s’y sent bien. La nuit est tombée, nous rentrons à la Guesthouse retrouver Estelle et Diego pour dîner.

Le lendemain, on se réveille tranquillement malgré le sentiment désagréable d’être dans des draps sales. J’allume ma wifi, surprise, un message de Kamphanh, le tonton de Varouny, une amie parisienne, qui me dit qu’il est devant la Guesthouse … mais il y a une heure. Je ne m’y attendais pas, je lui réponds rapidement en lui demandant s’il est toujours dans les environs, il me dit qu’il peut être là dans 5 minutes. J’enfile rapidement une tenue et le rejoins en bas. Nous faisons donc connaissance pendant un moment, on discute de ce qu’il y a faire à Luang Prabang, de notre supposé programme pour les jours à venir. Il nous propose de nous accueillir chez lui, je ne sais pas trop quoi dire je suis gênée. Je propose d’en parler à Anaïs. Mais j’avoue que de quitter ce nid de puce ne nous ferait pas de mal. Une fois nos affaires rapidement empaquetées, nous rendons les clefs de la chambre et allons prendre le petit déjeuner avec lui.  Il nous emmène en voiture, ça fait bien longtemps que nous ne sommes pas montées dans une voiture, c’est agréable. Il nous fait faire un petit tour de la ville, les environs que nous n’avons pas encore vus. Il n’y a pas à dire, cette ville est magnifique. Nous prenons donc le petit déjeuner, on décide de se faire plaisir, bon petit déjeuner français avec : croissants, baguettes, confitures, beurre, thé … un régal. Je me dis que payer son café serait la moindre des choses. Au moment de l’addition, tout est mis sur sa note… Étant donné qu’il travaille avec ce café pour se fournir en pains et croissants. Mais quand même la honte, on se goinfre à ses frais ! On essaye de lui rendre la monnaie, il refuse. Nous partons donc chez lui un peu confuses. Il nous dit qu’une chambre est en train d’être préparée, qu’il a déjà prévenu (qui ? On ne comprend pas tout de suite). Nous arrivons dans sa propriété, il commence par nous montrer une propriété puis une autre et il s’arrête et nous dit voilà vous logerez ici. Je ne comprends toujours pas, je pensais qu’il nous prêterait une chambre chez lui mais je ne m’attendais certainement pas à ce qui va suivre. Le portail s’ouvre, devant nous une petite maisonnette style bungalow avec une belle porte en bois, derrière une femme de ménage s’agite. Nous passons la porte, entrons dans la cuisine puis dans le salon/salle à manger, qui donne sur un balcon avec vue sur le Mékong. Pour finir, la chambre spacieuse et douillette avec une salle de bain décorée de fleurs fraîches. Nos yeux écarquillés, bouche bée et sourire qui ne se décroche pas du visage, “voilà vous logerez ici, l’appartement n’est pas loué donc il n’y a pas de souci” dit-il. Il renchérit “Posez vos affaires et venez avec moi je vais vous montrer la propriété”. Nous le suivons, découvrons les magnifiques bords du Mékong, ses jardins, la belle et grande piscine à débordement avec vue sur le Mékong, les vélos qu’il nous met à disposition. La boucle est bouclée, il nous raccompagne à “notre appartement”. A la seconde où il nous laisse et que la porte se ferme derrière lui, nous sommes euphoriques ! Mon dieu ! C’est complètement dingue ! Tellement pas dans nos moyens ! Waw ! Une chance qui n’arrivera pas deux fois dans notre voyage. Je vais me rafraichir les idées dans la piscine avant que nous partions à vélo faire un tour de la ville. On s’arrête dans un café pour le rituel « Lemon juice » et pour travailler sur internet. On dîne là-bas. On s’arrête au marché de nuit, les tissus ethniques sont magnifiques et j’en ramènerai bien un ou deux à la maison. On fait donc de petits achats. Nous rentrons “à la maison” toutes excitées de retrouver ce bel endroit.

Lendemain matin, vers 8h45, je suis réveillée par un « toc » à la porte  et un “sabadi” (bonjour) souriant et chaleureux.  C’est en fait la femme qui s’occupe de notre appartement, elle me demande ce que nous voulons au petit déjeuner et à quelle heure. ..??!!! Elle me fait remplir une petite feuille, cocher tout ce que nous souhaitons. Anaïs n’est pas réveillée je lui propose de revenir dans une heure. En plus d’être extrêmement bien logées, le petit déjeuner vient à nous, presque au lit… Fou ! Le petit déjeuner arrive pile une heure après son passage, elle nous met la table, petite confiture avec beurre, sel, poivre, bol de fruits exotiques, tranches de pain de mie grillées, jus de fruits frais, œufs sur le plat et théière. Magnifique en plus d’avoir l’air délicieux. Nous restons tranquilles aujourd’hui et ne sortons qu’en fin de journée. Nous revoyons donc cette petite dame souriante venir faire le ménage, refaire les lits, changer les serviettes… On a envie de lui dire que ça ne sert à rien et que l’on n’a pas besoin de tout ça… mais elle ne parle pas vraiment anglais et elle pourrait se sentir plus offensée qu’autre chose. Très gênées de tous ces privilèges à moindre frais. – Aujourd’hui nous allons voir la cascade Kuangshi, la plus belle, paraît-il, du Laos. Notre première idée était d’y aller en scooter, Kamphanh nous dépose en ville, arrivées là bas … nous n’avons pas nos passeports, nous ne pouvons donc pas louer de scooter. On commence à prospecter les tuktuk, trop cher, on négocie sans rien lâcher mais il ne veut pas. Un laotien à côté du chauffeur nous dit « ok pour moi je vous emmène en mini-van ».  Nous partons donc en mini-van, ça sent le sapin on ne prend pas la bonne route… Nous prenons sur la route sa fille et sa femme, puis nous allons dans un petit village récupérer sa sœur, son neveu et sa nièce… bon soit ! On imagine qu’on leur paye la course pour passer une journée à la cascade. En fait, nous les déposons dans le dernier village croisé avant la cascade, où ils passeront la journée en famille.  Il nous dépose donc à la cascade en fin de matinée et viendra nous chercher vers 16h 30.  On part donc à la découverte de cette cascade si réputée au Laos, on commence par découvrir le centre de secours où des ours ont été soignés, sauvés et maintenant sont dans ce parc pour être pouponnés. Ensuite nous tombons sur le premier bassin où plutôt dernier bassin de la cascade, c’est absolument magnifique, l’eau est d’un bleu impressionnant et entourée de végétation. Nous continuons à monter et c’est une succession de bassins plus ou moins grands qui se succèdent, des bassins très glissants en calcaire, parfois on peut se baigner, parfois non. Nous arrivons finalement à la cascade, une magnifique et haute cascade. Nous montons tout en haut, on ne peut pas voir la cascade de là-haut. C’est trop dangereux, mais d’autres bassins sont là et une rivière s’enfonce dans l’épaisse végétation, certains s’y baignent. Nous passons l’après midi à la cascade. Comme convenu notre chauffeur vient nous chercher, il est bizarrement beaucoup plus bavard. On s’arrête dans sa famille, pensant que l’on allait seulement récupérer  sa famille. En fait il nous invite à descendre et à s’asseoir avec sa famille. Bon pourquoi pas !  Ils nous servent de la bière avec un bon gros glaçon qui sent la tourista. Notre chauffeur, comme toutes les mama autours de nous, s’enquillent les verres de bière à une vitesse folle. Ils nous resservent une fois, deux fois, trois fois… On finit par refuser. Mais on comprend vite, avec tous les cadavres de bières, qu’ils jouent à ce jeu depuis ce matin. Les mamas rigolent de nous voir assises à leur table, parlent et rigolent sans que l’on puisse comprendre quelque chose. On essaye de communiquer avec les mains. Elles se mettent à chanter une chanson sur Luang Prabang, on frappe toutes dans nos mains.  Explosées de rire on ne s’attendait pas à ça en prenant la route ce matin.  Notre chauffeur nous répète 50 fois les mêmes choses… Ses yeux sont dilatés… il est saoul ! Très rassurant pour rentrer… Le soleil ne va pas tarder à se coucher, je demande à partir. Après quelques résistances, nous grimpons dans le van avec sa famille qui a fait la route ce matin et lui au volant…. pas du tout rassurées ! Il ne roule pas vite et ne fait pas d’écart, il doit probablement avoir l’habitude. Il nous dépose près de l’endroit où nous restons, nous demande de payer l’autre moitié du voyage et nous demande un pourboire… Je lui réponds par la négative !  Non mais ! Un conducteur saoul qui veut un pourboire… la blague ! Petite baignade pour finir la journée.

Le petit déjeuner arrive tous les jours à 8h30, réveil difficile mais réveil délicieux ^^ journée tranquille, déjeuner en ville, après-midi piscine. Demain c’est le grand départ pour Bangkok.

Suivez-moi !

Inscrivez-vous maintenant et recevez un e-mail lorsque qu'il y a de nouveaux articles en ligne.

Je ne vendrai, donnerai ou partagerai jamais vos adresses mail. Vous pouvez vous désinscrire à tout moment.

Next Post

Previous Post

Leave a Reply

© 2017 Vintage Traveller

Theme by Anders Norén