Vintage Traveller

"On n' a jamais que la liberté que l'on se donne"

Kep – Passage au Cambodge

Les choses sont plutôt faciles, on vient nous chercher à notre auberge sur Phu Quoc, on prend le bateau, un peu de lecture, une sieste et nous voilà déjà de retour sur terre.

On nous attend à Ha tien pour nous emmener passer la frontière. C’est là que les choses se gâtent. Nous n’avons pas de visa mais pour le moment ce n’est pas le plus gros souci, nous n’avons pas de dollars US. On nous a dit qu’on pourrait en retirer à la frontière. Crédule on y va les poches vides, même pas une centaine de Dong qui traîne…

On passe le premier bureau, il s’amuse avec Anaïs, lui demande si elle est mariée. Les vietnamiens sont souvent curieux de notre statut marital et de notre âge, est-ce qu’ils sont intéressés ? Ou bien simple curiosité ? On ne cherche pas trop à savoir. Mieux vaut rigoler avec les douaniers, et être sympathique, qui sait ?! ça ne pourra pas jouer en note défaveur.

Premier tampon de départ du Vietnam : check. Maintenant il faut continuer à traverser la frontière à pied, rejoindre le bureau des visas. On remplit un formulaire, donne une photo, et là c’est le moment de payer. Je demande a payer par carte, il nous regarde “No, go back Vietnam!” … Les yeux ronds on se regarde, non on ne peut pas ! Par chance, et encore une fois je sens que ma bonne étoile nous a aidées, un couple suédois avec qui nous avons fait la route a largement ce qu’il faut pour nous avancer. 900 000 Dong par personne, un scandale, 40 US $ pour un visa d’1 mois. Nous avions vu que c’était passé à 30 au 1er janvier. Clairement ils doivent s’en mettre une partie dans les poches et ça nous agace profondément.

Notre visa collé sur le passeport, il faut aller le faire tamponner, remplir un énième formulaire, se faire prendre la température, remplir un dernier formulaire et payer l’équivalent de 2€… pour se faire prendre la température ! Pourquoi pas ! Encore une arnaque à touriste… Agaçant !

On finit par rembourser notre dette à ce couple bien aimable de Suédois qui nous a sauvé la mise. On aperçoit des scooters qui passent la frontière, équipés d’une montagne de marchandises, avec une femme, chapeau de paille et vêtements bariolés, grimpée sur cette montagne pour tenir le tout j’imagine. On en voit plusieurs passer comme ça.

Sur la route, agréablement surprise par la vue, des étendues assez plates de marais salants ou de champs avec des petites cabanes en bois et feuilles de palmiers, les montagnes derrière tout ça. L’authenticité bat son plein, j’adore!

On arrive sur la place de Kep, quelques hommes debout en cercle s’amusent à jongler avec un objet volant non identifié, ce sont les conducteurs de touk-touk. Ils respirent la joie de vivre, et ne sont pas du tout poussifs comme on y avait le droit en descendant du bus au Vietnam. Un des conducteurs entame gentiment la conversation et nous propose de nous emmener à Visal Sak Guesthouse, notre hôtel,  pour 2$, en touk touk Simone !

La journée se finit doucement, le soleil se couche pour laisser place à un quart de lune et aux insectes et oiseaux de nuit chantants. On émoustille nos papilles avec notre première bière cambodgienne et une galette digne d’un grand breton ! Tristesse de voir notre assiette vide après avoir tout engloutis ! Si vous avez l’occasion de rester dans cette guesthouse on vous conseille vivement d’y manger, un délice.

14 février, on est dimanche. Ah oui ?! La notion du temps et des jours nous paraît abstraite après un mois et demi de voyage. Bref, réveil à 7h45… ça faisait longtemps que ça n’était pas arrivé ! On enfile notre tenue, chaussures de randonnée, on avale notre petit déjeuner et nous voilà embarquées dans le touk touk à 8h30. Il nous emmène au port, on passe la journée sur Koh Tsai Island, appelé aussi Rabbit Island (J’imagine la tête de certaines). Pas de Rabbit ou lapin sur l’île, il semblerait que la forme de l’île ressemble à un lapin… j’ai beau tourner la carte dans tous les sens, je ne vois rien du tout. Certainement un manque de créativité de ma part !

On arrive sous un cagnard, il est 9h mais le soleil a décidé de bien nous chauffer toute la journée. On commence par faire le tour de l’île, la côte où nous sommes arrivées a un goût de paradis : palmiers, bungalows en bois, belle plage, eau transparente, masseuses, transat, hamacs… Les autres côtes, désertes, peu entretenues, parfois avec plage, parfois non, des chemins dénaturés à coup de bulldozer, des chemins dans la broussaille, des passages dans l’eau et d’autres dans des matelas d’algues puantes en décomposition et pour finir passage sur des rochers. Nous avons fait le tour de l’île en 1h30, le soleil tape, on dégouline !

Il nous faudra peu de temps pour enfiler notre maillot et prendre un bon bain rafraîchissant. Après quelques heures de farniente, déjeuner, lecture, sieste, on retourne sur le continent.

Direction le marché aux crabes, une spécialité à ne pas louper. Il est encore tôt, on s’installe dans un petit restau traditionnel, sur leur terrasse, vue sur la mer et le coucher de soleil autour de bières à refaire le monde. On finit par commander ce fameux crabe au poivre de Kampot… un pur délice !

Page d’accueil 

Suivez-moi !

Inscrivez-vous maintenant et recevez un e-mail lorsque qu'il y a de nouveaux articles en ligne.

Je ne vendrai, donnerai ou partagerai jamais vos adresses mail. Vous pouvez vous désinscrire à tout moment.

Next Post

Previous Post

Leave a Reply

© 2017 Vintage Traveller

Theme by Anders Norén