Vintage Traveller

"On n' a jamais que la liberté que l'on se donne"

Banlung – Cambodge

Nous partons donc à Banlung de bon matin, on passe prendre un petit-déjeuner et nous dépêchons, on nous a dit d’être à la station pour 7h30. Une fois arrivées là-bas le chauffeur du mini-van nous dit, « faites un tour, prenez un petit-déjeuner autour et soyez devant le van à 8h… bon, on aurait pu prendre notre temps. Le mini-van part, nous ne sommes que 4 occidentaux dans un mini-van de 15 places, ça paraît bien étrange au vu de nos expériences où les vans sont surchargés et où on est plus entre 18 et 20 compressés. Nous partons donc à vide et pile à l’heure, deuxième chose étrange, on part vers deux points à l’extérieur de la ville, mais on ne prend personne puis après une bonne demi-heure nous retournons à notre point de départ, la station, étrange ! On comprend mieux lorsqu’il prend tous les Cambodgiens pour remplir le mini-van.  A chaque fois c’est toujours la question de savoir si “tous ces gens vont rentrer dans le van?!” Ils y arrivent toujours! Nous partons finalement vers 9h30. On prend toujours notre mal en patience et on bouquine car quoi qu’il arrive, que l’on s’énerve ou pas, nous irons au rythme cambodgien.
Nous arrivons vers 13h30, pas du tout les 4h prévues. On est crevées, l’hôtel ne paraît pas loin, sauf que l’on ne sait pas exactement où il se trouve. On commence à marcher et un tuktuk nous accoste, pour $1,5 il nous emmène à notre hôtel. Finalement heureusement que nous l’avons pris car nous nous ne dirigeons pas vraiment au bon endroit et il nous sert de traducteur avec le gérant de l’hôtel. C’est souvent que personne ne parle anglais dans les hôtels mais on arrive toujours à se faire à peu près comprendre.
Soulagées d’être arrivées à l’hôtel, nous allons faire le tour de la ville, du lac, du marché, rien de très excitant, ce n’est pas très joli. Mais nous savons que les alentours sont jolis, avec des cascades et un grand lac mystérieux, Yeak Laom. La nuit est tombée encore une fois bien trop vite, il est 19h et nous avons faim. On décide de s’aventurer dehors, sur mon guide un restau international n’est pas loin. Sauf que la route n’est pas très fréquentée et qu’en suivant l’adresse on se retrouve dans une petite rue dans le noir et finalement pas de restau. Je ne suis pas rassurée, nous faisons demi-tour.

Nous retournons vers le centre en supposant qu’on aura moins de mal à trouver un endroit pour manger. Nous nous arrêtons au premier restau cambodgien que nous trouvons (non sans mal) … pas un chat mais ils nous disent que l’on peut s’installer. Nous commandons, Anaïs est dos à la rue, je vois donc ce qu’il se passe derrière elle. Juste sur la terrasse, à quelques mètres de nous, un homme vient de se planter là sans bouger, nous fixant. Je le vois et le surveille du coin de l’œil, je ne le regarde surtout pas pour ne pas attirer son attention. Il s’avance vers nous, le restau est désert mais il s’assoit à notre table. Absolument pas rassurées, il semble camé, nous mettons sur nos genoux nos sacs au cas où il aurait une idée derrière la tête. Il prend le verre d’eau où trempaient les couverts, il la boit…soit ! Nous commençons à manger le riz qu’ils nous ont apporté, il prend le riz et l’assiette d’Anaïs. Les serveuses s’affolent, toute la famille est autour de nous, ça ne nous rassure pas. Le père lui demande de s’assoir à une autre table ce qu’il fait en grognant. Les filles restent avec nous et le surveillent. Mais cet emballement autour de nous nous inquiète, s’ils ont peur de lui alors nous le devrions aussi. Pendant tout le repas, de sa table il nous fixe, nous essayons de l’ignorer mais prenons peur. Le restau va fermer, il n’est pas parti. Nous réglons l’addition, et demandons aux filles du restau de nous appeler un tuktuk même si l’heure est tardive, hors de question de rentrer dans la nuit à pied. Et s’il nous suivait? Et s’il était vraiment camé? Et s’il voulait nous faire du mal? Le tuktuk arrive à notre grand soulagement, les serveuses s’excusent pour ce mec un peu bizarre, les pauvres elles n’y peuvent rien.

Nous rentrons à l’hôtel, montons les marches à toute vitesse et nous enfermons dans notre chambre. Demain on ne se fera pas avoir ! On essaye de se détendre et oublier cette petite expérience malencontreuse. Et là “bim” coupure d’électricité, on a tellement les nerfs à vif qu’on sursaute, le courant revient, on rigole…on joue avec nos nerfs !
Quelques minutes plus tard, on apprend que 2 couples de Français se sont fait agressés la veille en Thaïlande à l’arme blanche. Les hommes sont bien amochés, les deux femmes ont en plus été violées…quelle horreur ! On cherche à en savoir plus, on lit des articles et on découvre qu’ils se sont faits agressés par 5 pêcheurs Cambodgiens…. quoi de plus rassurant !
Nous essayons toutefois de trouver le sommeil.

Ce matin, réveil à 8h, le tuktuk vient nous chercher. On part voir deux cascades, les seules qui ne sont pas asséchées à cette période.  On pourrait se baigner mais l’eau semble douteuse. En repartant on voit que plus haut dans la rivière les gens se lavent avec du gel douche, lavent leurs vêtements et qu’il y a même le scooter dans la rivière… l’eau est polluée ça ne fait plus de doute. Nous allons ensuite à ce lac mystérieux, un lac circulaire au milieu de nulle part. Il daterait de 700 000 ans et est considéré comme sacré par les minorités ethniques. Il est dit qu’une météorite aurait créé ce cratère. L’eau est bleu foncé, ça semble en effet très profond, les minorités ethniques disent que se cachent toutes sortes d’espèces inconnues dans les profondeurs du lac. Peut-être que le monstre du Loch Ness s’est caché là finalement ?! Blague à part, nous décidons donc de faire le tour de ce lac, si jamais cela est possible. Nous marchions tranquillement, lorsque je vois, devant moi, Anaïs se rattraper de peu de tomber… Elle s’assoit, elle vient de marcher sur le seul caillou du chemin, et ne peut plus marcher ! Merde ! Par chance on est à côté d’un ponton, on s’y pose quelques heures pour se rafraîchir et pour qu’Anaïs se repose.
Après quelques heures, on retourne à notre point de départ, non sans mal. Anaïs ne pouvant plus marcher correctement. Bras dessus, bras dessous, un bâton dans l’autre main et c’est parti !
Déjà que tous les gens nous regardaient, vous multipliez l’insistance de leur regard par 10, peut-être par inquiétude, qui sait ?! Nous avons une bonne trentaine de marches à monter, galère pour la petite. Deux Cambodgiens bien sympathiques l’attrapent de chaque bras pour l’aider à monter.

Il est 15h 30, notre tuktuk arrive, nous emmène acheter notre ticket de bus, et nous emmène dans un restaurant, Café Alee, un peu excentré mais vraiment pas mal. Nous n’avons pas mangé depuis le petit-déjeuner, notre déjeuner-dîner se fera à 16h30, ça nous évitera de sortir de nuit.
Nous retournons à l’hôtel, en route on s’arrête faire des provisions pour le petit-déjeuner et éventuellement la soirée, connaissant les ventres sur pattes que nous sommes.
Demain, on dit au revoir au Cambodge et bonjour au Laos !

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