Vintage Traveller

"On n' a jamais que la liberté que l'on se donne"

Bagan – Myanmar

Nous arrivons donc vers 5h30 du matin à Bagan, trop tard pour le lever du soleil. Nous prenons un taxi-van à 7, et nous ne nous quitterons pas pour les prochains jours. Il y a Annelien, la Hollandaise blonde, future chirurgienne au caractère bien trempée pour ses 22 ans. Il y a Carl, l’Anglais barbu et son longyi sexy (tenue traditionnelle), puis Andrew l’Australien, coach et bodybuilder qui mange 6 fois par jour. Nous avons aussi Patrick, l’Américain aux cheveux longs, hippie, prof de yoga à ses heures perdues. Ensuite, Sateesh l’Américain d’origine indienne, scientifique dans la conservation animale et puis il y a nous deux, les Frenchies. Rien ne nous aurait réunis à part le voyage. Nous arrivons donc à l’auberge, « Ostello Bello », une vraie et bonne auberge comme on aime. On ne peut pas poser nos affaires si tôt dans notre chambre mais on peut au moins laisser nos sacs. On loue donc tous un scooter électrique et on part à l’aventure dans les temples de Bagan. Une merveille, les pagodes sont de toutes tailles, parfois on peut rentrer à l’intérieur, parfois non. A l’intérieur de chaque pagode, un Bouddha, les temples plus grands ont au moins 4 grands Bouddha, et sont beaucoup plus impressionnants. On peut grimper sur certains pour admirer la vue. Il faut dire que c’est la chose à ne pas louper, grimper sur un de ces temples et admirer cette vue extraordinaire, des pagodes à perte de vue, sur des kilomètres.

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Une fois l’exploration bien entamée, la chaleur nous arrête au moins jusqu’à 16h. La chaleur est difficilement supportable en plein soleil et il faut dire que nous sommes tous crevés. Une petite sieste s’impose après le déjeuner.

En fin d’après-midi, nous repartons à la découverte d’un temple près de la rivière où il y aurait, semble-t-il beaucoup de poissons. On ne voit rien dans un premier temps, finalement on aperçoit un lac à côté du temple où des petites mama vendent des sacs de pain pour nourrir les poissons. Ils sont à l’affût de la nourriture et sont vraiment énormes, j’espère que ce genre de poisson ne se retrouvera pas dans notre assiette. Bon rien de très excitant, on continue vers un autre temple, pas un chat, on fait le tour, et là une meute de chiens apparaît, on accélère le pas vers la sortie, ils nous suivent et commencent à sortir les crocs… J’ai rarement peur des chiens mais là une petite montée en pression pour déguerpir. On finit par un plus gros temple, pas de chiens (ouf!), une famille habite à côté et une petite fille nous propose dentrer dans le temple mais par une petite fenêtre exiguë…un trou sombre qui mène on ne sait où… je m’abstiens de les suivre. J’ai l’impression d’être dans ce cauchemar claustrophobique où je reste coincée dans ce trou et n’arrive plus à m’en sortir. Ils restent finalement seulement 5 minutes, une forte odeur d’excrément de chauve-souris sort du trou et la chaleur y était apparemment étouffante. Nous continuons à faire le tour. Nous pouvons apercevoir le soleil rouge se coucher. Un escalier en bambou est fermé au public car certainement pas très sécurisé. Sateesh enlève tout ça pour que l’on puisse monter sur le temple et voir le coucher de soleil. Est-ce que je vous ai déjà dit que j’avais le vertige?! Eh bien Myanmar m’en fait voir de toutes les couleurs et la première frayeur a été cet escalier de la mort. Un escalier de plusieurs mètres en bambou… Forcément à peine stable… Une horreur ! Bref je monte quand même, en essayant de contenir ma peur et une fois arrivée en haut le soleil vient juste de se cacher… Très utile cette petite frayeur !  Nous finissons la soirée par un dîner indien et quelques bières à l’hôtel.

Le lendemain on décide d’aller voir le lever de soleil, on se rejoint donc tous à 5h15, on grimpe sur notre e-bike et c’est parti ! Le vent est frais, grosse différence de température quand on ne peut même pas mettre le nez dehors entre 12h et 15h sous peine de griller sur place. La route se termine et nous voilà sur un chemin bien sablonneux, pas évident à conduire d’autant plus qu’il fait encore noir. Pas loupé, le scooter s’emballe et nous glissons. Plus de peur que de mal, nous roulions à deux à l’heure. Étant donné que nous étions derrière le groupe, ils ne se sont aperçus de rien, nous les avons donc perdus par la même occasion. Hors de question de louper le lever du soleil. On les retrouve finalement au pied du temple, déjà en train de grimper.  On monte ces énormes marches de plus en plus grandes et donc de plus en plus dures, mais ça en vaut la peine on en est persuadées. Finalement en haut, la vue est encore bien sombre, quelques couleurs orangées apparaissent et le meilleur moment, lorsque la boule de feu sort de l’obscurité. Le soleil rouge se lève juste derrière un des temples aux multiples piques. Les milliers de pagodes commencent elles aussi à se réveiller sous nos yeux, le brûlis, fumée habituelle à Myanmar, se propage le long des temples à la façon d’un serpent. Le mystique Myanmar est loin de nous décevoir.  Fatigués et affamés, nous retournons à l’auberge petit-déjeuner et finir notre nuit. On se retrouve en milieu d’après midi, quand le soleil commence à se calmer, on part vers un petit village. Le décalage total, les chars tirés par des bœufs, les cabanes en bois, certaines plus spacieuses que d’autres. On nous invite à entrer dans l’une d’entre elles, équipement très sommaire mais spacieuse, leur famille fabrique toutes sortes de choses en bambou.

 Nous sommes attirés au fond du village par de la musique très forte et plutôt désagréable à vrai dire. Une grande tente a été montée et ressemble à un petit temple improvisé avec une estrade où des musiciens s’attèlent à faire le maximum de bruit. On continue notre chemin et beaucoup de villageois sont en train de préparer des quantités de riz astronomique. Une fête de village se prépare.  Ils nous invitent à dîner avec eux mais nous ne voulons pas louper le coucher du soleil. Nous déclinons gentiment et prudemment en leur proposant de revenir à la nuit tombée. Nous continuons vers 2 ou 3 autres temples pour finalement grimper sur l’un d’entre eux et admirer le coucher de soleil, si par chance les nuages ne le cachent pas trop vite. Malheureusement, la période du brûlis nous laisse peu de chance de voir un coucher de soleil. Les chemins étaient ensablés comme jamais, une vraie galère et un scooter embourbé tous les 2 minutes.

Une fois la nuit tombée, nous nous arrêtons dans un petit boui-boui boire un verre et manger ces fameuses petites cacahuètes blanches. La propriétaire est aux petits soins, nous ressert plusieurs fois sans nous faire payer quoi que ce soit. Elle a une 60aine d’année et sous ce préau, toutes les photos de sa vie, plus ou moins grandes, tapissent les murs.

Une fois désaltérés, nous retournons comme promis au village. Je ne me sens pas très à l’aise, heureusement que nous sommes en groupe, ils nous regardent tous intrigués. Nous sommes incapables de reconnaître l’homme qui nous parlait en anglais un peu plus tôt et qui nous a invités à dîner.  On nous invite toutefois à nous attabler, on nous apporte un saladier de riz (rien que ça), un autre de soupe et des bols de viandes, crudités, piment… On y goûte à tâtons en priant pour ne pas être malade demain. Après avoir mangé on se voyait difficilement partir sans rien payer, on leur donne un peu d’argent. Ils paraissent surpris et nous disent qu’il faut signer le registre lorsque l’on fait un don.

On nous invite donc à aller s’assoir vers la scène musicale, tous les enfants jouent et se courent après.  Les femmes, non loin de nous, nous observent, sourient et rigolent timidement. On nous sert du thé et des chips de riz. On peut à peine se parler tellement la musique résonne dans nos oreilles.  Nous nous éclipsons finalement en les remerciant et finissons la soirée à l’auberge devant un jeu de cartes et quelques bières. Notre dernière soirée tous ensemble avant le départ de certains demain.

 Pas de réveil ce matin ! Même si nous ne nous réveillons pas si tard que ça, autour de 9h, la chaleur est déjà bien présente. On prend notre temps, mais du coup on ne pourra pas sortir avant le milieu d’après midi. Nous rejoignons Annelien pour le petit-déjeuner, elle est levée depuis bien plus longtemps que nous, elle a fait un tour en montgolfière offert par ses parents au lever du soleil. Le truc à faire à Bagan quand tu as les moyens bien sûr, parce qu’il faut facilement compter 300$. Mais au vu de ses photos et de son retour, ça en vaut vraiment la peine.

En milieu d’après midi nous voilà donc reparties en scooter électrique pour explorer une dernière fois des pagodes un peu plus au nord.  Petit dîner tranquille entre filles.  Demain matin départ pour Kalaw.

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